Les ambitions du plan de relance en Outre-Mer

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1,5 milliard d'euros a été promis à l’Outre-Mer dans le cadre du plan de relance. S’il n’est pas question de chiffrage par territoire, certains axes ont été identifiés comme « prioritaires » par le ministre des Outre-Mer. Lesquels ? Quels sont les objectifs de ce plan pour l’Outre-Mer ? et à qui profitera le plus le plan de relance ? Voici les éléments à retenir pour comprendre les ambitions du plan de relance en Outre-Mer. 

Les axes prioritaires

Mesures sociales, rénovation des réseaux d’eau et des bâtiments publics, transformation agricole, réaménagement des infrastructures routières… la liste est longue des chantiers les plus urgents à mener. La priorité sera donnée aux « quick wins », les mesures identifiées pour donner des résultats rapidement.

  • Il est ainsi question d’engager 600 millions d’euros dans des mesures sociales de soutien à l’emploi et à la formation et d’augmenter le nombre de « Parcours emploi compétence », particulièrement appréciés en Outre-Mer.  

  • 50 millions d’euros concerneront la rénovation des réseaux d’eau et d’assainissement, particulièrement défaillants aux Antilles, à Mayotte et en Guyane. 

  • 50 autres millions d’euros permettront la mise aux normes des bâtiments publics (établissements scolaires, hôpitaux), dans le cadre du « Plan séismes Antilles ».

  • 80 millions seront destinés à la transformation de l’agriculture afin de diversifier les cultures, de moderniser les abattoirs et de renouveler les équipements. 

  • Un budget dont le montant n’a pas été arrêté devra aussi permettre l’accélération des infrastructures routières notamment en Guyane et à La Réunion pour la Nouvelle route du littoral. 

Les objectifs du plan

Ces 1,5 milliard sont le socle d’une nouvelle ambition pour les Outre-mer qui pourront aussi bénéficier des mesures nationales du plan de relance. Les objectifs sont nombreux mais tardent à être affichés. Concernant l’agriculture, il s’agit d’atteindre en 2030 la souveraineté alimentaire des Outre-Mer, ce qui représente un immense défi

Il est question que les collectivités ultramarines bénéficient aussi de la garantie des recettes fiscales et que la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie, Wallis et Futuna, compétentes en matière économique, bénéficient, elles, du volet de rénovation des bâtiments public de l’État, ainsi que de l’accompagnement aux collectivités locales, via des prêts de l’Agence française de développement.