Quand l’Australie brûle, la Nouvelle-Calédonie tousse

incendies

La Côte Est de l’Australie est confrontée à des incendies hors normes qui se rapprochent de plus en plus de Sydney. Des milliers d’habitants ont été évacués, au moins 150 maisons ont brûlé et 4 morts ont déjà été dénombrés. Si l’état d’urgence a été déclaré afin de contenir le feu et de protéger la vie des habitants, les conséquences de cette catastrophe se font aussi sentir par-delà les frontières. Ainsi en Nouvelle-Calédonie on commence à s’inquiéter des fumées qui semblent poussées par l’anticyclone. 

 

Ce n’est pas la première fois

Cette pollution transfrontalière n’est pas un fait nouveau : cela arrive régulièrement notamment après des tempêtes de sable. La présence d’un anticyclone sur le Sud-Ouest australien a, cette fois-ci, ramené ces fumées en Nouvelle-Calédonie en leur faisant traverser toute la mer de Tasman.


 

Les faits recensés

Le 11 novembre en Nouvelle-Calédonie, jour de commémoration de l’Armistice de la Première Guerre Mondiale, Nouméa avait revêtu ses habits de brume et une atmosphère pesante régnait dans la ville. Les habitants racontent que des fumées recouvraient le Caillou comme si un incendie était en cours dans les environs. Certains ont même cherché des flammes du regard ou cru à une explosion de l’usine de Doniambo. Ce phénomène ne s’est pas limité à Nouméa mais a été ressenti de Belep à Prony.


 

Que craindre ?

Les témoins auront senti des odeurs prenant au nez et à la gorge, évoquant du plastique brûlé ou des pneus en feu ; des maux de tête ; une difficulté à respirer... Les professionnels de santé affirment que ces fumées venues d’Australie ne présentent pas de danger pour les Calédoniens en bonne santé. Ils constatent d’ailleurs que les services de santé n’ont pas subi d’affluence démesurée. 

En revanche, il faut rester vigilant vis-à-vis des patients qui ont des atteintes connues de type cardio-respiratoire et qui pourraient voir une exacerbation de leur pathologie. 

Enfin il faudrait revoir le diagnostic s’il s’agissait d’une pollution aux poussières fines constante et à long terme.


 

Les mesures prises

Le bon sens est rappelé en premier lieu : si vous ressentez une gêne, signalez-vous auprès de votre médecin et ne pratiquez pas d’activité physique intense.

En revanche, rien ne vous oblige à rester confiné chez vous :  ceci ne s’applique qu’aux cas de pollution à l’ozone. 

Il reste à surveiller ce phénomène dans les jours à venir car il pourrait durer. La position de l’anticyclone peut laisser craindre que la brume chargée en particules reste encore quelques jours au-dessus de la Nouvelle-Calédonie.